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La Province de la Mongala
Superficie : 58.141 Km2
La Province de la Mongala est limitée
- Au Nord par le Sud de la Province du Nord-Ubangi
- A l’Est par l’Ouest de la Province du Bas-Uélé et le Nord de la Province de la Tshopo
- Au Sud par le Nord de la Province de la Tshuapa et celle de l’Equateur
- A l’Ouest par le Nord de la Province de l’Equateur et celle du Sud-Ubangi
• Chef-Lieu : Lisala
- Superficie : Km2
- Secteur : Mongala-motima, Ngombe-mombangi, Ngombe, doko
• Territoire Bumba
- Superficie : 15.498 Km2
- Secteur : Banda-Yowan Itimbiri, Lueka, Molua, Monzamboli, Yandongi
• Territoire Bangandanga
- Superficie : 27.910 Km2
- Secteur : Bongandanga, Boso-djanoa, Boso-melo, boso-simba

Malgré ses 58 141 km2, la Mongala est, avec seulement trois territoires, le plus petit ensemble administratif des 26 provinces de la RDC prévues dans la Constitution du 18 février 2006.

L’évolution tourmentée de sa composition est l’expression même de cet ensemble disparate, qui paraît être l’effet d’une position géographique de transition dans la confluence entre les espaces des peuplements mongo, «Gens d’eau», ngbaka, ngbandi, etc., et qui passe pour être un assemblage à la fois des peuples et des territoires marqués par leur éparpillement.

Avant d’entreprendre l’analyse des caractéristiques du district de la Mongala, il convient de préciser l’origine et la signification de son nom. Étant donné l’importance de son réseau hydrographique, il n’est pas étonnant que ce soit une rivière qui ait donné son nom au district: la rivière Mongala, qui borne aujourd’hui son territoire, au nord et à l’ouest. Toutefois, de 1955, lorsque le district du Congo Ubangi fut divisé en deux parties (le district de l’Ubangi et le district de la Mongala), jusqu’à la création du district du Nord-Ubangi, en 1977, la rivière Mongala a traversé cet espace d’est en ouest, avant de se diriger vers le sud.

«Mongala » est, à l’origine, un nom commun qui signifie « rivière », mais qui est devenu un nom propre. Les peuples boloki de Bobeka établis à son embouchure l’appelaient ainsi «mungala», pour la distinguer du fleuve, « ebale ». On dit parfois «Mungala mwa Akula », Akula étant l’un des principaux villages de la basse Mongala. Il s’agit d’une hydronymie.

Le lieutenant Coquilhat confirmait, dans son récit de voyage sur le Haut-Congo, que : «Dans le langage d’Iboko, Ngala ou Mongala signifie une petite rivière, large de cinquante à deux cents mètres. Dès lors, Ba-Ngala (ou Ma-Ngala), qui est la prononciation la plus usuelle, se traduit par : gens de la petite rivière […] » (Coquilhat 1888 : 244).

Mais Coquilhat n’est pas le premier Européen à avoir parlé de la Mongala ou des Bangala. Henry Morton Stanley avait vu cette rivière déjà bien avant lui, le 18 février 1877. Dans un tableau annexé à son livre À travers le continent mystérieux, il évoquait la contrée «Manngala » et la rivière «Banngala » qui entrait dans le «Livingstone » (le fleuve Congo) sur la rive droite. Ses riverains, ajoutait-il, sont d’une férocité extrême (Stanley 1879 : 534). Le capitaine Edmond Hanssens (1843-1884) fut le premier Européen à faire une brève reconnaissance de la rivière Mongala. Le 4 mai 1884, il se trouvait à Makanza, la résidence du vieux chef Iboko. Quelques jours plus tard, le 7 mai, il signait avec lui un traité plaçant le territoire d’Iboko sous la souveraineté de l’Association internationale du Congo (Engels 1948 : 488).

Dans les jours et les semaines qui suivirent, le capitaine Hanssens signa une série de traités dans la contrée qui deviendra célèbre sous le nom de région, pays ou district des Bangala : Mobeka, 29 mai 1884 ; Irenge et Mpesa, 5 juin 1884 ; Upoto, 7 juin 1884 ;Yambinga, 13 juin 1884 ; Bumba, 13 juin 1885 (Denuit Somerhausen 1988 : 121-122). Toutefois, il convient de souligner que les populations de l’intérieur désignaient la rivière sous d’autres appellations: «Ebola » (Eau blanche) et «Dua » (Eau noire), deux branches formant la rivière Mongala à partir de leur jonction. À partir de la jonction de ces deux branches, d’autres groupes l’appelaient seulement «Ebale ».

La rivière Mongala est aussi connue grâce au récit de voyage, contenant une importante collection de clichés, de l’Autrichien Franz Thonner (1863-1928), taxonomiste et botaniste. En 1896, celui-ci explora cette région à partir de la station de Monveda, située sur la rive plate de la Dua. Il quitta ce poste le 17 octobre, dans une grande pirogue, pour atteindre, deux jours plus tard, l’embouchure de l’Ebola. Là, la rivière prenait le nom de «Mongala ». Continuant la descente, il arriva à l’embouchure de la rivière Likame, à une petite distance de la station de Businga (Thonner 1899 : 48-61). Franz Thonner quitta Businga le 23 octobre. Il passa par les postes de Bokula, Likimi, Mumbia, Mbinga et Akula, où il arriva le 31 octobre. Ensuite, il rencontra encore les grands villages de Bongomela et de Bokanga. À trois heures en aval de Bokanga, il atteignit le village de Mobeka, où la Mongala se jetait dans le fleuve Congo. Il continua alors son parcours, toujours en pirogue, jusqu’à Nouvelle-Anvers, d’où il monta sur le vapeur Ville de Paris, qui le conduisit, en onze jours, jusqu’au Stanley-Pool.

Le nom de «Mongala », donné au district en 1955, avait pourtant été régulièrement appliqué à d’autres entités administratives – voire commerciales – depuis le début de la colonisation. La rivière Mongala avait été choisie assez tôt comme voie de pénétration pour atteindre les bords de l’Ubangi à partir de Mankanza. Elle fut explorée par Baert en 1886 jusqu’à Businga, où fut fondé un poste d’occupation, Mongwandi, en 1890. La même année, les agents commerciaux fondaient des factoreries sur la Mongala, notamment à Gongo.

En 1892 fut créée la compagnie concessionnaire l’Anversoise, qui reçut « le bassin de la Mongala » pour l’achat de l’ivoire et l’exploitation du caoutchouc. Les populations de ce vaste bassin (Ngombe, Ngbandi, Budja, etc.) furent soumises à cette corvée, qui souleva partout des poches de résistance armée, mais surtout chez les Budja. On parla alors des « troubles de la Mongala » et de « la révolte des Budja ». Cette révolte prit fin en 1905. Mais en 1908, lorsque le député socialiste belge, Émile Vandervelde, visita la région, il faisait encore largement écho à la méfiance des populations de la Mongala. La « zone de la Mongala », créée après le retrait de la concession à l’Anversoise, continuait, en effet, à être exploitée selon des pratiques analogues par les agents de l’État colonial.

En 1910, le district des Bangala, qui contrôlait les bassins de la Mongala et de la Ngiri, fut divisé en plusieurs zones et secteurs. La « zone de la Mongala », avec Monveda comme chef-lieu, comptait les secteurs de la Melo, Bokula, Monveda et Budja. En 1912, la « zone de la Mongala » fut coupée en plusieurs territoires. C’est à ce moment qu’apparurent les appellations « territoire de la basse Mongala », « chef-lieu Akula », « territoire de la moyenne Mongala », « chef-lieu Likimi », « territoire de la Mongala-Likame », « chef lieu Businga », « territoire de l’Eau blanche », « chef-lieu Abomumbazi » et « territoire de l’Eau noire », « chef-lieu Monveda ». Toutes ces appellations disparurent en 1915, quand les territoires devinrent des chefs-lieux. Il fallut attendre 1956 pour voir apparaître l’appellation de «district de la Mongala ». Ce district était issu de la scission de l’ancien district du Congo-Ubangi. Il comprenait, alors, les territoires de Lisala, de Bumba, de Banzyville, de Businga et de Bongandanga. Les territoires de Businga et de Mobayi-Mbongo (ex Banzyville) furent rattachés au nouveau district du Nord-Ubangi en 1976. Malgré cette nouvelle scission, le district garda son ancienne appellation.

Relief et climat 1.1 Principaux traits du relief Le relief du district de la Mongala est constitué de dénivellations et de vallons. C’est dans ce district que se situe la grande cuvette centrale qui se prolonge par un plateau en gradins d’une hauteur moyenne de 600 mètres, qui part de Zongo et couvre littéralement tout le district jusqu’à celui du Bas-Uele. Le relief du district de la Mongala n’est pas régulier. De plus, il varie d’après les territoires, adoptant une forme de cuvette dans le territoire de Bongandanga et une forme de collines entrecoupées de vallées dans les territoires de Lisala et de Bumba.

Le relief du territoire de Bumba n’est pas homogène. Il varie d’un lieu à un autre. Mais dans l’ensemble, il présente un aspect relativement accidenté, avec un relèvement du sol vers le sud-est. Ceci explique le phénomène de ruissellement des eaux des rivières du sud-est vers l’ouest, où elles se jettent dans la Mongala. Deux expressions empruntées au génie linguistique traditionnel traduisent bien ces deux versants du relief. Il s’agit des expressions « e-lihele » et « e-lisimo ». La première désigne la côte S-E, marquée par une grande forêt et offrant une fertilité non négligeable du sol. La seconde se réfère à la côte N-O, caractérisée par une savane boisée au sol moins fertile (Mangongo 1980 : 10).

Le relief du territoire de Lisala est caractérisé par des cuvettes et des collines, ce qui a conféré à son cheflieu le nom de «Lisala Ngomba » (Lisala Montagne).

En parcourant la Mongala par la route, on rencontre des collines et des surfaces planes. Les routes sont souvent érodées et leur niveau a sensiblement baissé par rapport aux bords, qui restent surélevés.

Le fond de ces bords est le siège des sables provenant de la reptation des grains de terre.
Bref, il s’observe dans le district de la Mongala :
– des reliefs tabulaires et des accidents géographiques au nord de la localité de Bumba ; – un relief accentué, accompagné d’actions érosives latérales vers le village Yamolengeli, à deux kilomètres de la dérivation carrossable vers Mioka (route Mondjamboli-Bumba); – près de Lisala, sur la rive droite du fleuve, des collines pouvant atteindre 70 m de hauteur, connues sous le nom de « collines des Upoto». 1.2. Climat
Le district de la Mongala appartient à la zone climatique Amo, caractérisée par une saison sèche qui dure un mois, à l’exception du territoire de Bumba où l’on observe deux saisons sèches durant respectivement un mois et demi et quatre mois.
La température est de 20,7° C minimum et de 30,7° C maximum, la moyenne journalière étant de 25,7° C. L’humidité relative est de 87%. Les moyennes annuelles de températures maxima journalières se situent aux environs de 30° C. Les précipitations sont de l’ordre de 1800 mm par an et de 150 mm par mois. Le nombre de jours de pluie oscille autour de 114.
2. Géologie
Le district de la Mongala fait partie des régions de la RDC mal connues sur le plan géologique, contrairement à celles où des travaux d’exploration géologique ont déjà été menés.
Au plan géologique, le district de la Mongala est dominé par des terrains phanérozoïques. Il serait constitué par les formations suivantes, de bas en haut : • les séries cristallophylliennes, composées de schistes cristallins, constitués de minéraux tels la hornblende, la biotite, le grenat rouge ; de gneiss à hornblende et de gneiss plus clairs à biotite ; de schistes amphiboliques et d’amphibolites vert foncé.
• le complexe de base (système de Banzyville), caractérisé par des schistes et quartzites sériciteux, plus rarement chloriteux ou micacés. La roche prépondérante est le quartzite schistoïde sériciteux accompagné de phyllades lustrés et de poudingues laminés. L’allure tectonique de la formation de Banzyville comprend de nombreux plis en chaise, souvent fortement faillés, d’où la présence des poudingues laminés. La direction générale des plis est voisine de la direction nordsud. Ces plis peuvent être isoclinaux. Les roches schisteuses sont fréquemment écrasées entre les bancs quartzitiques plus résistants.
• le groupe de la Bembe, constitué de trois systèmes:
- A. le système supérieur, où l’on observe une nouvelle formation phylladeuse superposée au quartz blanc. Cette formation phylladeuse est caractérisée par la présence de phyllades verts; de schistes phylladeux rouge-lie-de-vin ou de grès violacé ; de schistes siliceux et quartzophyllades finement zonés, rouges et verts avec quelques rares intercalations de poudingue quartziteux et, à la partie supérieure de la masse, des calcschistes zonés et des calcaires verts; de quartzites sériciteux blancs, accompagnés de phyllades satinés, de quartzites verts pyritifères, de conglomérats à pâte sériciteux et à galets aplatis. - B. le système moyen où l’on voit des phyllades surmontés par une formation quartzitique : quartzite clair, blanc ou blanc rosé et quartzites blancs saccharoïdes souvent parcourus de veines et veinettes de quartz blanc laiteux,
- C. le système inférieur, qui débute par une importante formation de schistes phylladeux principalement rouge violacé ou violets, contenant plusieurs intercalations de grès quartzite à gros grains, grès violacé ou rouge, avec des veines et veinettes de quartz blanc laiteux.
Chapitre 3 : Végétation
La province de la Mongala se divise en deux parties physiques séparées par le fleuve Congo qui le traverse d’ouest en est. Le Nord de la province est caractérisé par la présence de forêt dense humide et d’une quantité considérable de complexes agricoles (22%) au niveau de Lisala et de Bumba. Les pistes et sentiers qui relient ces agglomérations sont entourés de ces complexes. Les forêts sur sols hydromorphes se trouvent dans les îles et le long du fleuve Congo.
Le Sud de la province est dominé par la présence de forêt dense humide et de forêt sur sols hydromorphes, le long du réseau hydrographique (rivières Lopori, Bolombo et Yekokora). Les complexes agricoles en zone forestière sont présents à Bongandanga, mais également le long des sentiers qui longent la rivière Bolombo et le fleuve Congo7.
Le climat du district est de type équatorial, avec des précipitations annuelles de l’ordre de 1800- 2000mm. Il n’y a pas de saison sèche à proprement parler, mais une forte diminution des précipitations s’observe clairement de décembre à février (voir graphique Bumba et Bongandanga). La température moyenne reste stable et constante tout au long de l’année sur tout le district et varie autour de 25° C. Le climat est plus ou moins uniforme dans tout le district. SOLS
Les sols de la forêt de la Mongala, comme la plupart des sols dans des forêts tropicales, sont des sols ferralitiques. Ces sols sont caractérisés par une faible teneur en base échangeable, inférieur à 3 Meq/100 g de terre sèche (Ts), un faible taux de saturation en bases (V≤ 40%), un pH acide (≤ 6). De texture sablo-argileux, leur capacité de rétention d’eau reste au seuil normal.
Dans ce secteur, la Mongala représentée par la Division Provinciale de la Santé, est subdivisée en 12 Zones de santé répartie de la manière suivante : - 5 Zones de Santé dans le Territoire de Bumba ;
- 4 Zones de Santé dans le Territoire de Bongandanga ;
- 3 Zones de Santé dans le Territoire de Lisala.
Ainsi dans son ensemble, la Mongala a 295 Aires de Santé.
NB : Toute ses zones de santé ne sont que de SOS, veillez regarder quelques images témoignant de la réalité sur terrain.
Il sied de signaler que la Mongala est une province à vocation agro-pastorale avec plus des potentialités énergétiques considérables la positionnant en ordre utile dans la vie socio-économique de la République Démocratique du Congo. Cependant, il est paradoxal et inadmissible de procéder à la constatation selon laquelle ses populations croupissent dans une misère indescriptible où plus de 80 % des ménages vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Et, cette situation n’est pas seulement à Mongala mais dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo (RDC). D’où la maxime : « un pays potentiellement riche (scandale géologique), mais avec une population extrêmement pauvre ». I. III. TRANSPORTS ET VOIES DE COMMUNICATION
Sillonnée par un réseau routier important praticable, la province de la Mongala vient de bénéficier d’un appui du PARRSA et de l’Union Européenne qui ont renforcés respectivement la DVDA(Direction de Voies de Dessertes Agricoles) et l’Office des Routes en réhabilitant les principaux axes et quelques routes de dessertes agricoles, mais hélas ces appuis ont été de façon non durable, et aujourd’hui les routes principales sont en étant de délabrement avancé. Le territoire de Bongandanga n’a pas bénéficié de cet appui.
Le fleuve Congo et les rivières constituent des moyens de communication permettant le transport par bateaux vers Kinshasa et Kisangani. En plus de cela, on en trouve des aérodromes à Lisala et à Bumba, des pistes aériennes à Binga, Bosondjo, Pimu et à Nké(Bongandanga). Un chemin de fer qui relie la province de la Mongala avec la province de Bas Uélé à une distance de 200km, qui aujourd’hui est dans un état de délabrement total.

Tribus et Ethnies

1. Territoire de Bongandanga

Dans le territoire de Bongandanga nous trouvons 2 grandes tribus : les Mongo et les Ngombe.

2. Territoire de Bumba

Le territoire de Bumba est la terre du peuple Budja qui l’occupe à 99%. Ce peuple est originaire du Bas-Uélé, il a immigré dans la terre qui constitue aujourd’hui le territoire de Bumba durant la période précoloniale suite aux guerres tribales qui les opposaient aux tribus des Azande, Babenza et Babati qui ont eux-mêmes été repoussées par les Arabes vers le courant du XVIII ème siècle.

3. Territoire de Lisala

Dans ce territoire il y a cinq grands groupes ethniques : les Ngombe et les Doko sont majoritaires et leur activité principale est l’agriculture, les Motembo vivent le long du fleuve et sont en grande partie pécheurs et, enfin, les Moweya et les Mondunga qui sont minoritaire avec comme activité principale l’agriculture.
Gouverneur Crispin Gbundu gouverneur élu en 2019

Résultat des Examens d’Etat 2019, province de la Mongala